

Dr Chabbak hakim Chirurgien esthétique à Casablanca – Fondateur de HC Aesthetics
Vous avez suivi toutes les consignes post-opératoires, mais votre cicatrice s’épaissit, rougit, démange. Vous faites peut-être face à une cicatrice hypertrophique — une complication cicatricielle fréquente, parfois liée à une prédisposition génétique, mais qui répond bien aux traitements à condition d’être prise en charge rapidement.
Il est essentiel de différencier ces trois types de cicatrices car leur prise en charge diffère.
Type | Aspect | Comportement | Fréquence |
|---|---|---|---|
Cicatrice normale | Rose puis blanche, plane | S’estompe avec le temps | Majorité des cas |
Cicatrice hypertrophique | Rouge, surélevée, ferme | Reste dans les limites de la plaie | 10 à 15 % des cas |
Chéloïde | Très épaisse, rosée/rouge, envahissante | Dépasse les bords de la plaie initiale | 2 à 3 % — prédisposition génétique |
Les peaux mates et foncées présentent statistiquement une plus grande susceptibilité aux cicatrices hypertrophiques et chéloïdes. C’est un facteur que nous intégrons systématiquement dans l’évaluation pré-opératoire.
Certains facteurs augmentent le risque de cicatrisation difficile :
Pour les cicatrices modérément épaissies découvertes tôt (avant 3 mois), les plaques et gels de silicone combinés au massage cicatriciel constituent la première ligne de traitement. Le silicone crée un environnement hydraté qui freine la surproduction de collagène responsable de l’épaississement. Les résultats sont progressifs mais significatifs après 3 à 6 mois d’utilisation régulière.
Les injections intralésionnelles de corticoïdes (triamcinolone) constituent le traitement de référence pour les cicatrices hypertrophiques établies. Elles inhibent la synthèse de collagène et réduisent l’inflammation locale. Un protocole standard comprend 3 à 6 séances espacées de 4 à 6 semaines. L’aplatissement de la cicatrice est généralement visible dès la 2e ou 3e séance.
Les chéloïdes sont plus résistantes et nécessitent une approche combinée. En fonction de la taille et de la localisation, le Dr Chabbak peut proposer : injections de corticoïdes + compression continue par plaque de silicone, ou laser fractionné associé aux injections, ou dans certains cas une excision chirurgicale suivie immédiatement d’une radiothérapie ou d’injections préventives.
L’excision seule d’une chéloïde sans traitement adjuvant présente un taux de récidive élevé — c’est pourquoi elle n’est presque jamais réalisée en monothérapie.
Le laser fractionné (CO2 fractionné ou laser à colorant pulsé) améliore l’aspect des cicatrices hypertrophiques matures en stimulant le remodelage du collagène. Il est particulièrement efficace pour réduire la rougeur persistante et améliorer la texture de surface. Comptez 3 à 5 séances espacées de 4 à 8 semaines selon la réponse.
La meilleure stratégie reste la prévention. Pour les patientes présentant des facteurs de risque identifiés, nous adaptons le protocole post-opératoire en conséquence : introduction précoce des plaques de silicone (dès la fermeture de la plaie), surveillance rapprochée à 1 mois, 3 mois et 6 mois post-opératoires.
Si vous avez des antécédents de mauvaise cicatrisation, signalez-le impérativement lors de votre consultation pré-opératoire — cela conditionne la planification de l’incision, la technique de suture et le protocole post-opératoire.
La consultation permet également de répondre à toutes les questions et de définir les objectifs esthétiques de manière réaliste.
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